
Paris, avril 1903. Dans une pièce fermée du Louvre, on interroge depuis huit jours un graveur venu d'Odessa sans lui montrer l'objet dont il parle : une couronne d'or que le musée a payée deux cent mille francs comme un trésor vieux de deux mille ans. Quand on retire enfin le voile de la vitrine, il s'écrie : c'est ma tiare. Comment un artisan sans enseigne a-t-il tenu sept ans en échec le Louvre et l'Académie, et pourquoi a-t-il traversé l'Europe pour réclamer son faux ?
Principales sources
- Antoine Héron de Villefosse, « La tiare du roi Saïtapharnès », Comptes rendus de l'Académie des inscriptions, 1er avril 1896 — https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1896_num_40_2_70747
- Adolf Furtwängler, Intermezzi, 1896, « Die Tiara des Saitapharnes im Louvre » — https://archive.org/details/intermezzikunstg00furt
- Salomon Reinach, « La Tiare de Saitapharnès », L'Anthropologie, 1903 — https://tpsalomonreinach.mom.fr/files/original/472dab6d6b195a03abc602c1d396b5926a1dcc22.pdf
- Paul Eudel, Trucs et truqueurs, 1907, chapitre « La tiare » — https://archive.org/details/trucsettruqueurs00eude
- Véronique Schiltz, « Le savant et l'orfèvre. À propos des archives Clermont-Ganneau à l'Institut », CRAI, 2012 — https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_2012_num_156_1_93456
- Thibaut Castelli, « Saïtapharnès et sa fausse tiare dans la culture française de la Belle Époque », Anabases 37, 2023 — https://journals.openedition.org/anabases/15349
- Musée du Louvre, notice de la tiare (Bj 2357) et des objets de démonstration (Bj 2361-2365) — https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010256592